VIVRE AVEC SON DIABETE

 

VIVRE AVEC SON DIABETE

Etant moi même diabétique (insulino - dépendant) depuis 2001; je tenais à offrir ma contribution pour mieux vivre avec le diabète et apporter un tant soit peu de mon expérience avec cette maladie; et aussi créer une sorte de lien autour de ce sujet et créer par la même une sorte de chaîne de solidarité avec tous les diabétiques et associations concernées. Aussi, vous trouverez des sujets d'ordres générales et autre concernant la maladie, récoltés sur les organes d'informations spécialisés et autres témoignages et expériences vécues. Je souhaite que tous ensemble, nous puissions donner un meilleur confort de vie à tous les diabétiques.

Aussi, cette rubrique fera l'objet de continuelles et nombreuses mises à jour. 

Mourad Benhamada.

S.V.P.

BESOIN URGENT D'INSULINE INJECTABLE

TYPE/ NOVOMIX EN STYLO JETABLE

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AJROUKOUM ILA ALLAH

MERCI

 

Description médicale (en bref)

Le diabète, ou diabète sucré, est un trouble du métabolisme du glucose qui perturbe le stockage et l'utilisation par l'organisme de ce carburant nécessaire à son énergie. Ce trouble résulte soit d'un défaut, partiel ou complet, du pancréas à synthétiser l'insuline, soit d'une inaptitude des cellules à utiliser l'insuline pour absorber le glucose. Comme il est mal absorbé par les cellules, le glucose s'accumule dans le sang et cause l'hyperglycémie (une augmentation de la concentration du sang en glucose). Les cellules étant privées de leur principale source d'énergie, il s'ensuit forcément des conséquences physiologiques importantes.
 

Les principaux types de diabète

On trouvera ici une description sommaire des divers types de diabète. Pour en savoir davantage à leur propos (symptômes, prévention, traitements médicaux, etc.), consulter chacune des fiches qui leur sont consacrées.

  • Diabète de type 1. Également nommé « diabète insulinodépendant » (DID) ou « diabète juvénile », le diabète de type 1 apparaît lorsque le pancréas ne produit plus d'insuline ou n'en produit pas assez en raison d'une attaque virale ou toxique, ou à la suite d'une réaction auto-immune qui entraîne la destruction des cellules bêta de cet organe, lesquelles sont responsables de la synthèse de l'insuline. Ce type de diabète atteint surtout les enfants et les jeunes adultes, bien que l'incidence chez les adultes semble être en croissance, ce qui rend un peu désuète l'appellation « diabète juvénile ». Il touche environ 10 % des diabétiques.
  • Diabète de type 2. Souvent désigné sous les noms de « diabète non-insulinodépendant » ou « diabète de l'adulte », le diabète de type 2 est caractérisé par le fait que l'organisme devient résistant à l'insuline. Ce problème survient généralement chez les personnes de plus de 40 ans, mais encore ici, l'incidence est en forte croissance chez les plus jeunes. Ce type de diabète, de loin le plus fréquent, affecte près de 90 % des diabétiques.
  • Diabète gestationnel. Se définit comme tout diabète qui se manifeste durant la grossesse, le plus souvent au cours du deuxième ou troisième trimestre. Le diabète gestationnel n'est que temporaire et disparaît peu après l'accouchement, mais peut causer certaines complications pour la mère comme pour l'enfant. La pertinence de son dépistage et de son traitement est remise en question par certains.

Il existe une autre forme de diabète, le diabète insipide. Une maladie assez rare causée par une production insuffisante de l'hormone antidiurétique, appelée « vasopressine ». Le diabète insipide s'accompagne d'une augmentation du débit d'urine (une urine très diluée), tandis que la glycémie demeure tout à fait normale. Ainsi, il n'a rien à voir avec le diabète sucré. On l'appelle « diabète » insipide, car comme dans le diabète sucré, le débit d’urine est abondant. Cependant, l'urine est insipide plutôt que sucrée (le terme vient des méthodes anciennes de diagnostic : la dégustation des urines!).

 

Personnes à risque

Les personnes qui ont une prédisposition génétique. Autant pour le diabète de type 1 que de type 2, il semble que la prédisposition génétique soit un facteur déterminant pour le développement de la maladie.
 

Facteurs de risque

Si les connaissances sont minces quant aux facteurs de risque du diabète de type 1, il est maintenant clair que la sédentarité, l'alimentation à l'occidentale (riche en gras saturés et en produits animaux, pauvres en fibres végétales), l'obésité abdominale et l'hypertension multiplient le risque de diabète de type 2.

 

Les complications possibles

À long terme, les personnes diabétiques qui ont un contrôle inadéquat de leur maladie risquent diverses complications, principalement parce qu'une hyperglycémie prolongée cause la détérioration des tissus des capillaires sanguins et des nerfs, de même qu'un rétrécissement des artères.

Ces complications ne touchent pas tous les diabétiques, et lorsqu'elles le font, c'est à des degrés très divers.

Hormis les complications chroniques, un diabète mal contrôlé (oubli ou mauvais calcul des doses d'insuline, besoins soudainement modifiés en médication en raison d'une maladie, d'un stress, etc.) peut causer de graves malaises qu'il faut savoir reconnaître.

Traitements médicaux

À ce jour, on n'a pas encore trouvé de cure permettant de guérir le diabète, mais une médication adéquate, un bon régime alimentaire et quelques modifications au mode de vie peuvent permettre aux personnes diabétiques de mener une vie pratiquement normale tout en évitant à long terme les problèmes et les complications souvent associés à cette maladie.

La médication habituelle est toujours l'insuline pour le diabétique de type 1. Pour le diabétique de type 2, la médication peut être sous forme de comprimés qui aident le pancréas à produire de l'insuline, qui aident les tissus à utiliser l'insuline pour absorber le glucose, ou qui ralentissent l'absorption intestinale des sucres. Ces différentes catégories de médication peuvent être utilisées en combinaison pour améliorer leur efficacité. Les diabétiques de type 2 ont parfois besoin d'insulinothérapie. Le traitement du diabète gestationnel est controversé. Certaines études indiquent que le traitement prévient efficacement les complications pour la mère et le foetus, tandis que d'autres croient le contraire. Se reporter aux fiches sur les types de diabète pour en savoir davantage sur les traitements médicaux.

 

La glycémie : un témoin crucial à surveiller de près

 La glycémie est une mesure de la concentration du glucose dans le sang. Les personnes diabétiques doivent surveiller leur glycémie de près afin d'ajuster leur médication (en fonction de l'alimentation, de l'exercice physique, du stress, etc.) et de maintenir en tout temps une glycémie aussi près que possible de la normale. Le contrôle de la glycémie est d'autant plus important qu'il permet de réduire ou de prévenir les complications du diabète.

Normalement, les personnes atteintes du diabète de type 1 mesurent leur glycémie quatre fois par jour (avant chaque repas et avant le coucher), tandis que celles qui souffrent du diabète de type 2 peuvent généralement se contenter d'une mesure quotidienne ou, dans certains cas, de trois lectures par semaine.

 

Lecture de la glycémie

Grâce à un autopiqueur, le sujet prélève une goutte de sang sur le bout de son doigt et la soumet à l'analyse d'un lecteur de glycémie (on peut s'en procurer dans la plupart des pharmacies) qui, en quelques secondes, affichera le taux de glucose sanguin. Les modèles de lecteurs étant nombreux et variés, il est conseillé de consulter son médecin ou un autre spécialiste du diabète afin de se procurer le modèle le mieux adapté à ses besoins. Les résultats de ces analyses seront conservés dans un carnet prévu à cet effet.

 

Valeurs glycémiques pour les adolescents et les adultes diabétiques

Moment de la journée

Glycémie optimale

Glycémie inadéquate
(intervention requise)

À jeun ou avant le repas

de 4 à 7 mmol/l
ou
de 70 à 130 mg/dl

 

plus de 7 mmol/l
ou
plus de 130 mg/dl

 

Deux heures après le repas

de 5,0 à 10 mmol/l
ou
de 90 à 180 mg/dl

plus de 10 mmol/l
ou
plus de 180 mg/dl

En cas d'hyperglycémie ou d'hypoglycémie


Les personnes diabétiques sont plus sujettes à des variations extrêmes de leur glycémie. Il est donc important de savoir comment réagir si la situation se présente.

 Hyperglycémie.

Une augmentation de la concentration de glucose dans le sang : lorsqu'à jeun, la glycémie est supérieure ou égale à 7 mmol/l (130 mg/dl) ou qu'une à deux heures après un repas, elle s'élève à 11 mmol/l (200 mg/dl) ou plus. Les symptômes sont ceux du diabète : une élimination excessive d'urine, une soif et une faim accrues, de la fatigue, etc.

Causes

  • Consommer des aliments sucrés en quantité supérieure à ce qui est permis.
  • Diminuer ses activités physiques.
  • Effectuer un mauvais dosage des médicaments.
  • Vivre un stress.
  • Prendre certains médicaments (les glucocorticoïdes comme la cortisone, par exemple, augmentent la glycémie).

Quoi faire

  • Mesurer sa glycémie capillaire.
  • Si la glycémie dépasse 15 mmol/l (90 mg/dl) et si on est diabétique de type 1, mesurer la présence de corps cétoniques dans l'urine.
  • Boire beaucoup d'eau pour éviter la déshydratation.
  • Tenter de découvrir la cause de l'hyperglycémie.

 

Important. Si la glycémie est supérieure à 20 mmol/l (360 mg/dl) ou s'il y a présence de corps cétoniques dans l'urine (de moyen à fort), appeler son médecin ou son Centre pour personnes diabétiques.

Hypoglycémie.

Une diminution de la concentration de glucose dans le sang : lorsque la glycémie s'abaisse en dessous de 4 mmol/l (70 mg/dl). Des tremblements, des sueurs, des étourdissements, des palpitations, une fatigue, des bâillements et une pâleur sont des signes d'hypoglycémie.

Causes

  • Effectuer une erreur de dosage des médicaments (trop d'insuline ou d'hypoglycémiants).
  • Sauter un repas ou une collation, ou les prendre en retard.
  • Consommer des aliments sucrés en quantité insuffisante.
  • Augmenter ses activités physiques.
  • Consommer de l'alcool.

Quoi faire

  • Mesurer sa glycémie capillaire.
  • Manger un aliment qui fournit 15 g de glucides (qui s'absorbent rapidement), comme 125 ml de jus de fruits ou de boisson gazeuse ordinaire, 3 c. à thé de sucre dissout dans de l'eau, 3 c. à thé de miel ou de confiture ou 1 tasse de lait et attendre 20 minutes, le temps que la glycémie se stabilise.
  • Mesurer de nouveau la glycémie capillaire et reprendre 15 g de glucides si l'hypoglycémie persiste.
  • Tenter de découvrir la cause de l'hypoglycémie.

Important. Toujours avoir avec soi un aliment sucré. Au besoin, informer les gens de son entourage, au travail, de son état et des symptômes de l'hypoglycémie.

 

Mode de vie du diabétique

En dehors de la médication, les diabétiques ont grand intérêt à établir un plan d'alimentation et à adopter un bon programme d'exercices physiques. En effet, ces interventions non médicamenteuses peuvent permettre de diminuer le dosage de la médication et de prévenir certaines complications.

Plan d'alimentation

Régularité et constance sont les meilleures alliées du diabétique en matière d'alimentation. Elles permettront de mieux contrôler la glycémie, de maintenir ou de tendre vers un poids santé et d'améliorer le profil des lipides dans le sang.

Notons qu'il est essentiel d'établir les bases du plan d'alimentation avec l'aide d'un spécialiste de la nutrition. En tenant compte de différents facteurs (poids, taille, degré d'activité, doses d'insuline lorsque c'est le cas et goûts personnels), il pourra élaborer un régime personnalisé.

Équilibrer sa consommation de glucides. Puisque la consommation de glucides est celle qui influence le plus directement la glycémie, il sera important d'en contrôler les apports afin de limiter le plus possible la variabilité de la glycémie (et par le fait même, des symptômes et de la médication). La consommation quotidienne totale de glucides sera décidée avec le nutritionniste, et variera d'une personne à l'autre. Par glucides, on désigne tous les sucres, autant les glucides simples (le glucose, le fructose, le lactose et le sucrose) que les glucides complexes (l'amidon). Pour avoir une référence de base, il a été déterminé qu'une portion de glucides fournit 15 g de glucides (3 c. à thé de sucre). Les méthodes de mesure des glucides peuvent varier, mais peu importe celle qui sera choisie, la personne diabétique devra se familiariser avec le contenu en glucides des divers aliments (par exemple, une petite pomme contient 15 g de glucides).
En outre, il faudra consommer avec parcimonie les pâtisseries, sucreries, crèmes glacées, craquelins, croustilles, etc., riches en glucides et en matières grasses.

  • Manger de bonnes matières grasses. De plus en plus, les experts considèrent que la consommation élevée de gras saturés, notamment ceux qui proviennent de la viande ou des produits laitiers, est l’une des causes de l'incidence croissante du diabète de type 2 dans les sociétés modernes. On sait qu'en diminuant sa consommation de gras saturés au profit de gras monoinsaturés (l'huile d'olive et de canola, par exemple) et polyinsaturés (poissons, noix et graines), on se protège contre les troubles cardiovasculaires, une complication courante du diabète. Cela s'explique par l'effet purificateur des « bons gras » sur les vaisseaux sanguins; un effet qui se traduit par une diminution du taux de cholestérol total, du mauvais cholestérol (le LDL) et des triglycérides, et une augmentation du taux de bon cholestérol (le HDL).
    Les matières grasses procurent beaucoup d'énergie (1 g de gras fournit 9 kilocalories, tandis que 1 g de protéine fournit 4 kilocalories, tout comme 1 g de glucides). Elles devront donc être consommées modérément par les personnes qui souhaitent perdre du poids.
  • Importance des fibres alimentaires. L'index glycémique de nombreux aliments riches en fibres alimentaires - légumineuses, fruits, légumes, céréales entières - est faible, et ce, en dépit de leur forte teneur en hydrates de carbone. Ces aliments permettent donc un meilleur contrôle de la glycémie après un repas. En privilégiant les aliments riches en fibres alimentaires (particulièrement en fibres solubles contenues dans l'avoine, l'orge, les pois, les fruits et les légumes), on apporte à l'organisme une plus grande quantité de vitamines et de minéraux, on améliore le profil des lipides sanguins, tout en régularisant le transit intestinal.
    Lors d'une récente étude randomisée et croisée portant sur des diabétiques de type 23, on a observé qu'une alimentation riche en fibres alimentaires (un total de 50 g de fibres par jour, comprenant 25 g de fibres solubles et 25 g de fibres insolubles) était plus efficace pour contrôler la glycémie que le régime de base préconisé par l'American Diabetes Association (un total de 24 g de fibres par jour).

Exercice physique

La surcharge pondérale et le manque d'exercice physique constituent de réels risques d'aggravation et de complications du diabète. Dans bien des cas, il suffit de surveiller son alimentation et de perdre du poids tout en faisant régulièrement de l'exercice pour tenir la maladie en échec et prévenir les problèmes associés, surtout dans le cas du diabète de type 2, où l'obésité est souvent concomitante.

Il est particulièrement important de pratiquer des exercices cardiovasculaires d'intensité modérée, selon le goût : la marche, le tennis, la bicyclette, la natation, etc. Les spécialistes de la clinique Mayo recommandent une séance quotidienne d'au moins 30 minutes, en plus d'ajouter à son programme des exercices d'étirement et de musculation avec poids et haltères.

Avantages de l'exercice
Pratiqué régulièrement, l'exercice physique présente plusieurs avantages qui aideront le diabétique à contrôler sa maladie :
- il entraîne une baisse des taux de glucose sanguin, notamment en permettant à l'organisme de mieux utiliser l'insuline;
- il entraîne une baisse de la tension artérielle et a pour effet de fortifier le muscle cardiaque, ce qui représente un avantage certain étant donné que les diabétiques sont particulièrement à risque de souffrir de maladies cardiovasculaires;
- il permet d'atteindre ou de maintenir un poids santé, ce qui est particulièrement important dans le cas du diabète de type 2;
- il a pour effet d'augmenter le sentiment de bien-être (estime de soi, etc.) ainsi que le tonus et la force musculaire;
- il permet parfois de diminuer le dosage de la médication antidiabétique.

Précautions à prendre
Les précautions suivantes devraient être prises par les personnes diabétiques qui souhaitent être plus actives, puisque l'exercice fait baisser le taux de sucre sanguin :
- le diabète doit être maîtrisé avant d'entreprendre tout programme d'exercice;
- parler à son médecin de son programme d'exercices (il se peut que la fréquence et le volume des doses d'insuline ou de médicaments hypoglycémiants changent);
- vérifier la glycémie capillaire avant et après l'exercice;
- commencer par des activités d'intensité modérée;
- garder à portée de la main des aliments riches en glucides au cas où une hypoglycémie se manifesterait;
- les périodes d'activité physique et les séances d'injection d'insuline doivent être suffisamment éloignées l'une de l'autre pour éviter une chute trop forte de la glycémie.

 

Note. Il importe d'éviter l'exercice physique durant un épisode d’hyperglycémie. Les personnes qui ont un diabète de type 1 et dont la glycémie atteint 15 mmol/l (270 mg/dl) doivent mesurer la présence de corps cétoniques dans leur urine. Ne pas pratiquer d'exercice en présence de corps cétoniques. Par ailleurs, pour tout type de diabète, si la glycémie dépasse 16 mmol/l (290 mg/dl), s'abstenir d'exercice puisque la glycémie augmente temporairement durant l'effort physique.

 

Gestion du stress

Le diagnostic de diabète est un choc pour plusieurs personnes. Au début, il cause souvent un stress véhiculé par de nombreuses inquiétudes. Vais-je arriver à contrôler ma maladie et à conserver un mode de vie qui me convient? Comment vais-je vivre avec les conséquences possibles de la maladie, à court comme à long terme? Accepter le diabète, c'est aussi, en quelque sorte, faire le deuil de son ancien état de santé, quel qu'il fût. Prendre conscience des émotions négatives qui nous habitent est déjà un premier pas vers l'acceptation de la maladie, que chacun vit différemment selon sa personnalité. Plusieurs ressources (intervenants en santé ou groupes d'entraide) peuvent offrir un soutien psychologique. Le mieux est d'en parler à son médecin ou à une personne de confiance qui pourra nous aider.

Stress et glycémie
Nous savons qu'une bonne gestion du stress quotidien favorise un meilleur contrôle de la maladie. Et cela, pour deux raisons :
- sous l'effet du stress, on peut être tenté de prendre moins soin de sa santé (consommer de l'alcool, cesser de planifier ses repas, suspendre la pratique d'exercice, surveiller moins souvent sa glycémie, etc.);
- le stress agit directement sur la glycémie, mais ses effets varient d'une personne à l'autre. Chez certains, les hormones du stress (comme le cortisol et l'adrénaline) augmentent la libération du glucose stocké dans le foie dans le système sanguin, causant de l'hyperglycémie. Chez d'autres, le stress ralentit la digestion et cause plutôt une hypoglycémie (on peut le comparer à un retard dans la prise d'un repas ou d'une collation).

Gérer le stress
À la clinique Mayo, aux États-Unis, on conseille diverses techniques antistress comme les exercices de respiration, la méditation, le tai-chi et le yoga. Consulter notre dossier
Le stress et l’anxiété pour une vision plus complète des mesures de gestion du stress. Notez que ces pratiques ne remplacent pas les médicaments (un diabétique de type 1 qui cesse de prendre son insuline peut en mourir).

 

Sites d’intérêt haut Canada Diabète Québec Cette association a pour mission d'informer sur le diabète et de favoriser la recherche sur cette maladie. Diabète Québec fournit aussi des services et défend les intérêts socio-économiques des personnes atteintes. Vous trouverez une foule de renseignements dans les sections « Santé » et « Alimentation » de ce site. www.diabete.qc.ca Femmes en santé www.femmesensante.ca Santé Canada - Qu'est-ce que le diabète? www.hc-sc.gc.ca Canadian Diabetes Association (Association canadienne du diabète). Site très complet en anglais. www.diabetes.ca États-Unis American Diabetes Association www.diabetes.org International Fédération Internationale du Diabète Pour ses articles d'actualité, la présentation de données épidémiologiques, l'annonce des congrès internationaux, etc. (en anglais seulement, traductions française et espagnole en développement). www.idf.org

 
 

Les stylos et les pompes à insuline

 
Les dispositifs d’injection d'insuline ne cessent d'évoluer. Les traditionnels seringues et flacons d'insuline ont largement fait place aux stylos injecteurs et aux pompes à insuline.
 

 

  Les stylos injecteurs

 

Il existe deux sortes de stylos injecteurs :

Les stylos rechargeables, aussi appelés stylos réutilisables ou "à cartouche", puisqu'on y met des cartouches d'insuline, comme on mettrait une cartouche d'encre dans un stylo plume, comme indiqué dans l'animation sur le guide d'utilisation du stylo HumaPen™ Luxura.
 
 

Les stylos pré-remplis d'insuline, aussi appelés stylos "jetables"

puisque l'ensemble du stylo est à jeter une fois vide

Publirédactionnel : Diabète :

comment fonctionnent les traitements

par insuline ?


L'insulinothérapie s'appuie sur plusieurs types d'insulines, administrées une à plusieurs fois par jour selon les patients et le développement de la maladie. En revanche, l'objectif ne change pas : pallier les carences de la sécrétion naturelle d'insuline pour maintenir le taux de sucre dans le sang (glycémie) à des valeurs aussi proches que possible des valeurs normales.

Chez les diabétiques de type 1, le pancréas ne produit plus du tout d'insuline et l'insulinothérapie est obligatoire. Si rien n'était fait, leur glycémie augmenterait jusqu'à provoquer une acidocétose, pouvant dégénérer en coma. Avant que les traitements à l'insuline soient disponibles (vers 1920), l'issue de ce coma était mortelle.

Pour les diabétiques de type 2, l'insulinothérapie s'impose chez certains sujets après plusieurs années de maladie, quand ils peinent à équilibrer leur glycémie ou que le pancréas s'avère de plus en plus défaillant. La décision est prise avec le diabétologue. Le passage à ce type de traitement s'effectue alors de manière progressive.

Un large éventail de produits

Il existe à la fois des insulines dont la structure est identique à celle du pancréas, et des molécules d'insuline de structure chimique modifiée (« analogues »), de plus en plus employées car mieux adaptées aux besoins du traitement  (efficacité, facilité d'utilisation).

Ce large éventail de produits permet de répondre à toutes les situations susceptibles de faire varier la glycémie : intervalle de plusieurs heures entre deux repas, période d'après-repas, hyperglycémie, sommeil nocturne... Il existe trois grandes catégories d'insulines :

    les insulines à action rapide : elles agissent dans un délai de quelques minutes à 30 minutes après l'injection, sur des durées comprises entre 3 et 6 heures. La pompe à insuline sous-cutanée, utilisée par de nombreux diabétiques, emploie uniquement ce type d'insuline.

    les insulines à action intermédiaire : elles sont actives environ 1 heure après l'injection, pour une durée d'environ 12 heures. Elles peuvent « couvrir » par exemple le déjeuner du midi et l'après-midi, ou encore la deuxième partie de la nuit.

    les insulines à action prolongée : elles agissent pendant des durées comprises entre 15 et 24 heures pour les plus longues.

 Le diabétologue définit pour chaque patient les types d'insulines à utiliser, ainsi que la fréquence des injections journalières (de une à cinq dans la plupart des cas) : c'est ce qu'on appelle le « schéma d'insulinothérapie » du patient.

Celui-ci essaie de s'y tenir fidèlement, tout en apprenant au fil du temps à mieux se connaître pour décider seul des ajustements de dose à faire en situation particulière : repas plus léger ou plus copieux que prévu, activité physique, maladie, fièvre, etc.

Publirédactionnel :

Pourra-t-on un jour guérir du diabète ?


Partout dans le monde, des laboratoires développent de nouveaux médicaments aux modes d'action innovants pour traiter le diabète de type 2. Mais les recherches butent sur la difficile compréhension des mécanismes déclencheurs de la maladie.

 
Comprendre les origines du diabète de type 2 revient un peu à résoudre le problème de l'oeuf et de la poule. La maladie se manifeste en effet par deux phénomènes caractéristiques. Premièrement, l'organisme réagit moins bien à l'action de l'insuline, qui doit normalement réguler le taux de sucre dans le sang : c'est ce qu'on appelle « l'insulinorésistance ». Deuxièmement, les cellules bêta du pancréas, qui produisent l'insuline, deviennent de moins en moins actives.

Mais personne ne sait si c'est l'insulinorésistance qui épuise peu à peu les cellules bêta, contraintes de produire de plus en plus d'insuline ; ou si c'est la dégradation de ces cellules qui génère une insuline moins « efficace », donc de l'insulinorésistance... Autrement dit, les phénomènes déclencheurs de la maladie sont très intriqués. De plus, il n'existe pas de médicament qui agisse sur les deux mécanismes à la fois.

Les laboratoires pharmaceutiques n'en continuent pas moins leurs travaux et développent des médicaments qui innovent en termes de mode d'action ou de confort pour le malade (prises moins fréquentes ou combinaisons de deux molécules en un seul comprimé), sans qu'on puisse pour autant entrevoir une guérison. On peut notamment citer :

 Les analogues du GLP-1 humain : le GLP-1 humain est une hormone intestinale secrétée lors des repas, qui stimule la sécrétion d'insuline et freine la sécrétion de glucagon, une hormone à l'action hyperglycémiante. Cette hormone  ralentit aussi la vidange de l'estomac et entraine une réduction de l'appétit. En injectant en sous-cutané une substance très proche du GLP-1 humain, on obtient un meilleur contrôle de la glycémie, tout en limitant les hypoglycémies et en aidant le patient à perdre du poids. Ces traitements sont commercialisés depuis 2005 aux Etats-Unis, depuis 2008 en France.

  les inhibiteurs des DPP-4 : la DDP-4 est une enzyme qui dégrade rapidement le GLP-1 humain. L'idée est de l'empêcher d'agir, afin que ce GLP-1 humain puisse jouer pleinement son rôle bénéfique sur la glycémie. Les traitements sont commercialisés depuis 2006 aux Etats-Unis, depuis 2008 en France.

  Le SGLT-2, dont la commercialisation pourrait débuter d'içi quelques années, stimule la capacité des reins à éliminer du sucre et à corriger ainsi les glycémies excessives. Les résultats enregistrés en recherche sont prometteurs.

 les PPAR agissent principalement sur l'insulinorésistance : ils aident les cellules réceptrices à mieux assimiler l'insuline produite par l'organisme. Il en existe plusieurs en développement dont certains qui agissent aussi sur les anomalies du cholestérol et des triglycérides. Ils sont encore au stade de la recherche.

 tout récemment, une importante étude publiée dans le Lancet  a montré que l'administration d'insuline pendant quelques semaines à des patients diabétiques de type 2 nouvellement diagnostiqués avait un effet favorable sur la récupération et le maintien du fonctionnement des cellules pancréatiques et permettait un meilleur contrôle de la glycémie par rapport aux traitements anti diabétiques oraux .

Voyages et diabète : soyez prévoyant


Si le diabète n'empêche en rien les voyages, il impose un bonne organisation pour tenir compte du changement d'alimentation, du décalage horaire et parfois de la difficulté à trouver de l'insuline et du matériel sur place.

 
Côté matériel

Il est prudent d'emporter la totalité de son matériel (stylo injecteur, lecteur de glycémie, bandelettes, désinfectant, etc.) ainsi que les doses d'insuline pour le voyage complet, avec un petit stock supplémentaire de sécurité. Ne pas oublier la pochette isotherme pour l'insuline. Attention aussi aux dates de péremption.
Pendant le trajet, répartir ce matériel dans deux bagages que l'on conservera avec soi et non dans le coffre du car ou dans la soute à bagages de l'avion : les pertes de bagages ne sont pas rares.

Côté papiers

Demandez au diabétologue une ordonnance où les noms des produits seront libellés avec leur dénomination internationale.
N'oubliez pas le certificat médical attestant de votre pathologie : il est indispensable pour conserver votre matériel avec vous dans l'avion.
A prévoir également : carnet de traitement, carte « J'ai un diabète », formulaire E111 de la Sécurité Sociale pour l'Europe, numéro d'appel de l'assurance rapatriement, après avoir vérifié qu'elle incluait le cas du diabète.

Organiser le trajet domicile - lieu de séjour

Il peut exister un écart important entre les horaires théoriques du voyage et la réalité (retards, embouteillages...), donc prévoir un ou plusieurs repas supplémentaires.
Les éventuels décalages horaires nécessitent une modification du traitement, à préparer avec le diabétologue pour voyager dans de bonnes conditions et vivre à l'heure locale dès l'arrivée sur place.
Pour les voyages en avion sur longue distance, les repas sont servis à des heures inhabituelles. Procéder à des mesures de glycémie plus fréquentes et pour les diabétiques insulinodépendants, faire des injections supplémentaires d'insuline à action rapide si nécessaire.

Pendant le séjour

En vacances, les horaires quotidiens de sommeil et de repas changent et l'activité physique est souvent plus importante (promenades, visites, activités sportives...) : il faut multiplier les mesures de glycémie, adapter son traitement et rester vigilant, alors que l'envie première serait plutôt de « décrocher ».
Attention, dans les pays lointains, aux repas et aux mets inhabituels dont on ignore la teneur en sucres et en graisses : on peut en manger, mais là encore en contrôlant souvent sa glycémie pour adapter son traitement en fonction des résultats.

Diabète : mieux manger, c'est mieux vivre !


L'alimentation est l'un des piliers du traitement du diabète. Avec quelques précautions et un peu de discipline, elle peut toutefois rester un plaisir, sans privations excessives ni régimes trop contraignants.

 En matière d'alimentation, la discipline demandée aux diabétiques est pratiquement celle que chacun devrait s'imposer : des repas équilibrés pris dans le calme et sans précipitation, des apports caloriques proportionnels à l'activité physique, une bonne connaissance des teneurs en sucres et en graisses des aliments habituels et bien sûr, la suppression du grignotage. Enfin, il faut prendre l'habitude de ne pas se resservir, pour éviter d'absorber des quantités excessives.

Type 1 et type 2, des priorités différentes

Diabétiques de type 1 et de type 2 n'ont toutefois pas les mêmes priorités. Les premiers ne produisent plus du tout d'insuline et doivent donc déterminer la quantité et le type des sucres qu'ils consomment. Les seconds sont souvent en surpoids et doivent chercher à perdre des kilos en faisant la chasse aux graisses évidentes, mais aussi aux graisses cachées dans certains plats ou aliments. Tout en restant bien sûr vigilants sur les glucides !

Une bonne hygiène alimentaire, jointe à une activité physique régulière et bien dosée,  peut avoir d'excellents résulats: une partie des diabétiques de type 2 parviennent à équilibrer leur diabète sans médicaments pendant les premières années de maladie.

Les types d'aliments et comment les utiliser

Légumes : à consommer à volonté ! Ils sont riches en fibres et ralentissent les montées de glycémie provoquées par les autres aliments.

Féculents : indispensables à chaque repas, ils évitent les fringales. Préférer les lentilles, les céréales complètes et les pâtes au pain blanc et au riz instantané.

Laitages non gras (lait, yaourt, fromage blanc) : pas de restrictions

Boissons non sucrées (eau, café, thé) : pas de restriction

Boissons alcoolisées : pour les adultes, 2 verres de vin par jour maximum

Fruits : ne surtout pas se limiter aux pommes ! Les fraises, bananes, melons, kiwis, cerises, raisins sont permis, à condition d'ajuster la quantité selon leur teneur en glucides.

Protéines : indispensables mais choisir en priorité celles apportées par les aliments pauvres en graisses, c'est-à-dire poisson, poulet (sans la peau), dinde, lapin, etc.

Graisses (beurre, margarines et huiles) et graisses cachées : à consommer en petite quantité, une fois par jour. Laisser jus et sauces dans l'assiette !

Sodas et confiseries : l'idéal est de les éviter complètement. A défaut, les consommer avec une extrême modération

Produits sucrés (tartes, gâteaux, glaces) : seulement en fin de repas, une fois par semaine et en quantité raisonnable.

Dix mots pour mieux comprendre le diabète


Maladie indolore et sans symptômes les premières années s'il est de type 2, le diabète se décrit à travers un vocabulaire spécialisé qui permet de comprendre ce qui se passe « à l'intérieur ». Pour le diabétique décidé à prendre en charge sa maladie, c'est un passage obligé...

 

Autosurveillance de la glycémie (ASG) : mesure régulière (plusieurs fois par semaine ou par jour) du taux de sucre dans le sang par le diabétique lui-même, avec un matériel spécifique (autopiqueur, bandelettes et lecteur de glycémie). Les résultats obtenus grâce à l'ASG servent à adapter le traitement, l'alimentation et les activités quotidiennes.

Complications : elles apparaissent après plusieurs années de diabète et peuvent être très sévères : infarctus, accident vasculaire cérébral, insuffisance rénale, troubles visuels graves, lésions du pied avec un risque d'amputation, impuissance masculine... Un traitement intensif au long cours permet de les prévenir ou d'en éviter l'aggravation.

Diabète : maladie qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang. Il existe deux formes de diabète, le « type 1 » et le « type 2 », ce dernier étant le plus fréquent (90% des cas) et le moins visible : il est parfois détecté après des années de maladie.

Diabète gestationnel : forme de diabète qui se développe pendant la grossesse chez une femme non diabétique et disparaît dès la fin de la grossesse. Les femmes qui ont été atteintes ont un risque plus important de développer un diabète de type 2 au cours des années qui suivent. En revanche, l'enfant ne sera pas diabétique et ne court pas de risque particulier à la naissance si le diabète gestationnel a été minutieusement traité .

Glycémie et glycosurie : la glycémie est le terme médical qui désigne la quantité de glucose (sucre) dans le sang. C'est le principal paramètre biologique qui fait l'objet d'un suivi chez le diabétique. La glycosurie est la présence de sucre dans les urines, qui n'en contiennent pas normalement. Elle est observée en cas de glycémie excessive.

Hémoglobine glyquée ou HbA1c : test qui reflète la qualité de l'équilibre du diabète sur le long terme (environ 3 mois), à la différence de la glycémie qui constate le taux de sucre dans le sang du moment. C'est un des indicateurs importants utilisés par le diabétologue pour savoir si le traitement est efficace pour prévenir les complications, ou s'il est nécessaire de le modifier.

Hyperglycémie : taux de sucre dans le sang supérieur aux valeurs normales, c'est-à-dire environ 1 gramme par litre à jeun et 1,4 g/l après un repas. La persistance de cette hyperglycémie sur plusieurs années est à l'origine des complications du diabète.

Hypoglycémie : baisse du taux de glucose dans le sang en dessous de la normale. Elle entraîne une sensation de fringale, des tremblements, des sueurs, une pâleur, mais n'a pas d'effets à long terme.

Insuline : hormone fabriquée par le pancréas, qui est libérée dans le sang et permet aux cellules d'utiliser le glucose (sucre) ; elle permet d'apporter aux organes l'énergie dont ils ont besoin de fonctionner. Le diabète trouve son origine dans le dérèglement (type 2) ou l'arrêt (type 1) de la production d'insuline par le pancréas.

Pied diabétique : tout faire pour éviter l'amputation


Chez le diabétique, des plaies ou des lésions du pied minimes peuvent s'aggraver jusqu'à imposer une amputation : on en compte
8000 par an en France ! Or, ce nombre pourrait baisser de moitié avec une prévention efficace. En voici les principaux aspects.

 

 Deux facteurs concourent à rendre les blessures, frottements ou brûlures du pied plus graves chez le diabétique que chez un autre individu. Le premier, c'est l'altération ou la perte de sensibilité : l'excès chronique de glucose finit par rendre les nerfs moins bon « conducteurs » des signaux sensitifs. Là où l'individu en parfaite santé ressent une douleur et se soigne sans attendre, le diabétique pourra ne pas percevoir la lésion, l'inflammation voire l'infection. Quand il s'en rend compte, le mal est plus avancé.

Des facteurs d'aggravation menacent alors l'avenir, surtout si l'efficacité du traitement est insuffisante depuis longtemps : les réactions de défense de l'organisme sont affaiblies par l'hyperglycémie et l'obstruction des vaisseaux réduit le débit sanguin local. La cicatrisation est plus longue et plus aléatoire ; les conditions sont donc réunies pour que la plaie ne guérisse pas, voire s'étende et s'aggrave, surtout si elle a été détectée tardivement.

En pratique, trois conseils à suivre...

Le diabétique qui veut éviter l'amputation s'astreindra donc à une discipline permanente :

- inspecter ses pieds et ses ongles chaque jour pour contrôler les peaux mortes, les débuts de plaie, les callosités insensibles (zones de corne), les espaces entre les orteils, etc. Si le malade souffre d'un problème de vue, d'obésité ou de souplesse, cette inspection sera réalisée par une tierce personne. Les visites régulières chez le pédicure s'imposent, en particulier pour les soins des ongles.

- choisir ses chaussures avec le plus grand soin et les porter systématiquement avec des chaussettes, même par temps chaud : un diabétique qui marche pieds nus se met en danger. Chaque jour, glisser la main dans ses chaussures avant de les enfiler pour détecter un repli de la semelle intérieure ou la présence d'un gravillon, d'une épine, etc. La perte de sensibilité peut être telle que la personne passera une journée entière avec une capsule de bouteille sous le talon sans s'en apercevoir.

- toute lésion même minime du pied, toute coloration anormale de la peau doit être considérée comme une urgence : la personne diabétique doit consulter sans tarder un médecin généraliste, voire un diabétologue, car la neuropathie (atteinte des nerfs) rend les lésions indolores.

Coeur, vue, reins, pieds : des complications parfois extrêmement sévères


L'excès permanent de sucre dans le sang peut se traduire après quelques années par des complications multiples aux formes parfois très sévères : maladies cardiaques, troubles visuels graves, insuffisance rénale, amputations d'un pied ou d'une jambe... 40% des personnes diabétiques présentent au moins l'une d'entre elles.

 

Les maladies cardiaques : le diabète provoque des atteintes des artères coronaires, qui irriguent le coeur. Les maladies cardiovasculaires sont la 1ère cause de décès en France ; le risque d'en présenter est trois fois plus élevé chez les diabétiques que pour l'ensemble de la population. Il s'agit en particulier d'angine de poitrine et d'infarctus du myocarde, de survenue restant silencieuse - sans douleur, donc non détectée - dans au moins 10 % des cas.
Le suivi minimum : un électrocardiogramme par an, complété par un traitement adapté des autres facteurs de risque cardiovasculaires (hypertension, tabagisme...) et des examens plus approfondis chez les malades à très haut risques cardiovasculaires.
Les artères cérébrales et celles des membres inférieurs peuvent également être touchées. Les diabétiques représentent en France 20% des accidents vasculaires cérébraux
Vue : des lésions complexes des vaisseaux capillaires causées par l'hyperglycémie entrainent une mauvaise irrigation ou une absence d'irrigation sanguine de zones de la rétine ; cela peut causer une perte partielle ou totale de la vue. Après de nombreuses années de maladie, on estime que 10% des diabétiques sont mal voyants et que 3 % ont perdu la vision d'au moins un oeil. Dans les pays occidentaux, le diabète est la première cause de cécité acquise avant 70 ans.
Le suivi minimum : un fond d'oeil par an.
Reins : plus l'hyperglycémie est importante, plus elle détériore peu à peu la capacité de filtration des reins. Après plusieurs années, l'aggravation peut entraîner une insuffisance rénale chronique, voire terminale, qui nécessite alors le recours à la dialyse (elle est mise en route chez près de 3000 diabétiques chaque année en France) . La proportion de personnes sous dialyse atteintes de diabète, difficile à estimer, est vraisemblablement proche de 35%.
Le suivi minimum : analyses d'urine et de sang lors d'un dépistage au moins annuel.
Pieds :la sensibilité du pied est réduite voire abolie par les atteintes des nerfs, d'où des lésions non perçues donc négligées ; de plus, la cicatrisation est plus lente et plus aléatoire car les réactions de défense de l'organisme et le flux sanguin artériel sont souvent réduits. Chaque année en France, 8000 diabétiques doivent subir une amputation à la suite de plaies ou d'ulcères dont la prise en charge par des moyens conservateurs n'est plus efficace.
Le suivi minimum : contrôle quotidien par le malade et, chez les malades à fort risque de lésions des pieds, examens périodiques chez un podologue.
Les atteintes des nerfs provoquées par le diabète peuvent aussi toucher le système nerveux autonome, et provoquer - notamment - des troubles sexuels : après plusieurs années d'évolution, l'impuissance est plus fréquente chez les hommes diabétiques.

POUR LE PLAISIR DES DIABETIQUES

11 recettes au chocolat antidiabète !

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1 - Soufflé glacé chocolat-framboise

Soufflé glacé chocolat-framboise : une recette rafraîchissante, onctueuse, simple à réaliser et antidiabète ! Régalez-vous !

Temps de préparation : 20 min.

Ingrédients pour 4 personnes :

200g de fromage blanc à 0% de MG, 2 cuillères à soupe de crème fraîche liquide à 5% de MG, 60g de cacao en poudre non sucré et dégraissé, 20g de sucre en poudre, 2 blancs d’œufs, 4 framboises

Préparation :

Dans un saladier, mélanger le fromage blanc et le chocolat en poudre. Fouetter la crème fraîche afin d’obtenir une chantilly. L’ajouter ensuite au mélange précédent. Dans un autre saladier, battre les blancs en neige bien ferme. Ajouter le sucre en poudre puis le mélange au chocolat. Mélanger doucement à l’aide d’une cuillère en bois, pour ne pas faire retomber les blancs. Verser dans des ramequins et mettre au réfrigérateur au moins 2h. Déposer une framboise sur chaque soufflés et servir !

 

2 - Clafoutis aux poires et pépites de chocolat

Redécouvrez le savoureux mariage de la poire et du chocolat dans une recette légère et surtout antidiabète !

Temps de préparation : 10 min.

Temps de cuisson : 35 min

Ingrédients pour 6 personnes :

4 poires, 2 œufs, 20 cl de lait écrémé, 20 g de farine de blé complète, 30 g de maïzena, 7 cuillères à soupe d’édulcorant de synthèse en poudre, 20 pépites de chocolat noir, 1 gousse vanille

Préparation :

Peler, épépiner et couper les poires en cubes. Les répartir dans un moule anti-adhésif. Parsemer dessus les pépites de chocolat. Dans un saladier, mélanger les œufs, la farine, la maïzena et l’édulcorant. Ajouter le lait. Ouvrir en deux la gousse de vanille et gratter avec la pointe d’un couteau afin d’extraire la poudre de vanille. L’ajouter à la préparation précédente. Verser la préparation sur les poires et faire cuire 35 min à 180°c (th.6).

 

3 - Milk-shake au chocolat

Une recette légère au chocolat prête en 5 minutes et à déguster à tout moment de la journée 

Temps de préparation : 5 min.

Ingrédients pour 2 milk-shake :

50 cl de lait écrémé, 4 cuillères à soupe de cacao pauvre en sucre, dégraissé, 16 glaçons, 2 cuillères à café d’extrait naturel de vanille, 4 cuillères à soupe d’édulcorant de synthèse en poudre.

Préparation :

Diluer le cacao dans le lait chaud. Verser ensuite dans un mixeur et ajouter les glaçons, la vanille et l’édulcorant. Mixer jusqu’à ce que la préparation mousse. Verser dans deux verres. Saupoudrer d’un peu de cacao en poudre et servir.

 

4 - Sorbet poires-chocolat

Simple à réaliser, cette délicieuse recette de sorbet poires-chocolat antidiabète va vous faire craquer cet été !

Temps de préparation : 20 min.

Temps de cuisson : 15 min

Ingrédients pour 4 personnes :

600g de poires, 1 citron, 40g de sucre, 20g d’édulcorant de synthèse en poudre, 1dl d’eau, 2 cuillères à soupe de copeaux de chocolat noir à 90% de cacao.

Préparation :

Laver, peler et épépiner les poires. Les mixer avec le jus de citron et l’édulcorant. Verser l’eau et le sucre en poudre dans une casserole. Faire réduire de moitié à feu moyen. Le but étant d’obtenir un sirop. Faire refroidir et mélanger à la préparation aux poires. Placer le tout dans une sorbetière au congélateur au moins 2h. Au moment de servir, former des boules et décorer de quelques copeaux de chocolat.

 

5 - Gâteau fondant au chocolat

Un gâteau délicieux et antidiabète, facile à réaliser !

Temps de préparation : 15 min.

Ingrédients pour 4 personnes :

200 g de chocolat ligne gourmande dessert à 2 % de sucre, 60 g de beurre, 90 g de farine, 4 oeufs

Préparation :

1. Préchauffer le four a 180 °C. 2. Faire fondre le chocolat avec le beurre, laissez tiédir. 3. Séparer les blancs des jaunes d’oeufs. 4. Mélanger le chocolat fondu et les quatre jaunes. Ajouter la farine, mélanger bien pour obtenir une pâte assez solide. 5. Battre les blancs en neige avec une pincée de sel et les incorporer délicatement au mélange chocolat. 6. Verser le tout dans un moule recouvert de papier sulfurisé et mettre au four pendant 15 min maximum. 7. Laisser refroidir avant de démouler.

 

6 - Poires Belle-Hélène

Une version spéciale diabète de la célèbre recette "Poire Belle-Hélène". Allégée et simple à réaliser, aucune raison de vous en priver !

Temps de préparation : 15 min.

Temps de cuisson : 5 min

Ingrédients pour 4 personnes :

4 poires, 30g de cacao sans sucre et dégraissé, 1 jaune d’œuf, 10cl de lait écrémé, 2 cuillères à soupe d’édulcorant de synthèse, 2 cuillères à soupe de fromage blanc 0% MG

Préparation :

Mettre l’édulcorant, le lait et le cacao dans une casserole. Faire cuire à feu doux environ 5 min et remuer régulièrement afin d’obtenir un mélange homogène. Retirer du feu et laisser tiédir. Ajouter ensuite le jaune d’œuf et le fromage blanc. Mélanger. Réchauffer 3 minutes à feu doux. Disposer les poires dans 4 coupelles et verser dessus le nappage au chocolat.

 

7 - Mousse chocolat-café

Onctueuse et légère, cette de recette de mousse au café est spécialement adaptée à l’alimentation des diabétiques.

Temps de préparation : 15 min.

Ingrédients pour 4 personnes :

200 g de fromage blanc à 0% MG, 4 blancs d’œufs, 2 cuillères à soupe d’édulcorant en poudre, 4 cuillères à soupe de café soluble, 4 cuillères à soupe d’eau

Préparation :

Battre le fromage blanc avec le sucre et le café soluble dilué dans l’eau.
Monter les blancs en neige très ferme. Les incorporer doucement à la préparation avec une cuillère en bois en soulevant la pâte.
Verser dans un saladier et mettre au réfrigérateur 3 heures.

Astuce : Faire fondre 2 carrés de chocolat noir à 90 % de cacao et les ajouter à la préparation

 

8 - Crème chocolat

Prête en 10 minutes et très simple à réaliser, cette recette de crème au chocolat est légère et antidiabète !

Temps de préparation : 5 min.

Temps de cuisson : 5 min

Ingrédients pour 4 personnes :

10g de Maizena, 12,5cl de lait écrémé, 4 cuillères à soupe d’édulcorant de synthèse en poudre, 3 cuillères à soupe de cacao maigre non sucré.

Préparation :

Délayer la Maizena avec 2 cuillères à café de lait. Dans une casserole, faire chauffer à feu moyen le reste du lait avec l’édulcorant et le cacao. Mélanger régulièrement afin d’obtenir une pâte lisse. Retirer du feu une fois que le mélange est chaud (mais sans avoir bouilli) et ajouter la Maizena. Remettre sur le feu et faire cuire jusqu’à épaississement de la préparation. Verser dans 4 ramequins et laisser refroidir au frais pendant au moins 30 min.

 

9 - Mousse menthe-chocolat

Le mélange menthe-chocolat est un grand classique en matière de dessert ! Découvrez cette version mousse légère et antidiabète !


Temps de préparation : 10 min.

Ingrédients pour 4 personnes :

400 g de fromage blanc à 0% MG, 2 cuillères à soupe d’édulcorant en poudre, 1 cuillère à soupe de sirop de menthe, 15 feuilles de menthe fraîche, 2 blancs d’œufs, 50 g de copeaux de chocolat à 85 % de cacao

Préparation :

Mettre dans un bol à mixeur les feuilles de menthe, l’édulcorant, le fromage blanc et le sirop de menthe. Mixer.
Verser la préparation dans un saladier. Incorporer les blancs battus en neige. Mélanger délicatement. Ajouter les copeaux de chocolat et mélanger délicatement afin de ne pas les briser.
Répartir dans 4 ramequins et mettre au frais environ 45 min.
Au moment de servir, disposer quelques feuilles de menthe sur chaque mousse

 

10 - Pouding chocolat-noisettes

Simple à réaliser, délicieuse et antidiabète ! Découvrez notre recette gourmande de pouding au chocolat et aux noisettes !


Temps de préparation : 20 min.

Temps de cuisson : 25 min

Ingrédients pour 6 personnes :

50g de chocolat noir sans sucre et dégraissé (90% de cacao), 110g de farine, 110g de sucre, 15ml de cacao en poudre non sucré, 125ml de lait écrémé, 1 œuf, 1 cuillère à thé de levure chimique, 50g de noisettes hachées.

Préparation :

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Mélanger les autres ingrédients, sauf les noisettes, dans un robot de cuisine. Ajouter ensuite le chocolat fondu et mélanger de nouveau. Incorporer les noisettes. Verser la préparation dans un moule anti-adhésif à pouding. Mettre au four 180°c (th6) pendant environ 45min. Pour vérifier la cuisson, insérer la lame d’un couteau dans le pouding et la ressortir. Elle ressort propre, le pouding est cuit !

 

11 - Cake au chocolat

Une délicieuse recette de cake au chocolat pauvre en calories et idéale pour les personnes diabétiques !


Calories par part : 90

Temps de préparation : 15 min.

Temps de cuisson : 30 min.

Ingrédients pour 4 personnes :

50 g de farine, 2 oeufs, 60 ml de lait écrémé, 7 g de beurre, 10 g de chocolat amer, 1 à 2 cuillères à café d’édulcorant liquide, 1/3 sachet de levure.

Préparation :

Battre les jaunes d’oeufs avec l’édulcorant. Ajouter le lait, le chocolat, et le beurre fondu. Mettre ensuite la levure, la farine, et les blancs battus en neige. Verser la préparation dans un moule à cake et faire cuire au four à 180 °C.

A noter : Cette recette est autorisée aux diabétiques dans le cadre de leur "régime" alimentaire, c’est-à-dire en tenant compte des apports caloriques globaux (glucides, lipides...).

 

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Commentaires (1)

1. RIHANE 11/04/2014

je peux vous aidés pour la demande de NOVOMIX en stylo

rihane

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