les scandales de sonelgaz

Rien ne va plus entre l'APC et la SDE

par Abdelkrim Zerzouri - le quot d'oran du 20.01.2015...

Le conflit perdure entre l'APC de Constantine et la SDE. Accusations réciproques, réactions sévères de part et d'autre, échanges « d'amabilités » peu convenant pour des responsables chargés de dossiers aussi sensibles, qui ont lien directe avec le bien être du citoyen, l'affaire qui met en conflit l'APC et la SDE prend des proportions inquiétantes.

Surtout lorsque le P/APC parle ouvertement de représailles de la SDE après une seconde coupure de l'énergie électrique qui a plongé l'hôtel de ville dans le noir, depuis deux jours.

Après avoir précisé, lors d'une conférence de presse tenue avant-hier en fin d'après-midi, que l'APC de Constantine a gagné son procès contre la Sonelgaz, dont le verdict rendu le 31 décembre dernier oblige cette dernière à rétablir le courant électrique au niveau du siège de l'assemblée, le P/APC de Constantine parlera d'un recours abusif à la sanction contre la commune après l'exigence formulée par ses services quant à la remise en état des tranchées ouvertes par la SDE pour les besoins de raccordements des foyers en gaz naturel.

Le conférencier n'a pas manqué de souligner dans ce contexte que l'APC a réglé toutes ses factures de consommation d'énergie électrique et qu'elle subit une perte de 120 millions de centimes à la suite de cette coupure de l'énergie électrique qui paralyse tous les services et qui porte gravement atteinte au service public qu'elle se doit d'assurer à ses administrés. La Sonelgaz est ainsi placée sur le banc des accusés par le P/APC de Constantine.

Pour rappel, à la suite d'une première coupure de l'énergie électrique opérée au mois de décembre dernier, la commune a intenté une action devant la justice contre la SDE, et elle obtiendra gain de cause avec un verdict rendu dans cette affaire qui ordonne à la SDE de rétablir le courant électrique au niveau de l'hôtel de ville. La SDE n'a pas trop tardé pour exécuter la décision de justice en question, pour éviter les lourdes amendes journalières liées au retard d'exécution, mais elle reviendra à la charge quelques jours plus tard en replongeant dans le noir le siège de la municipalité. Argument commercial brandi, le Sonelgaz insiste sur la facture de travaux (plus d'un milliard) exécutés en 2007 pour le compte de la municipalité et non encore honoré, «alors que la commune elle-même s'est engagée pour régler cette facture au mois de juillet 2014 », précise le service de communication de la SDE.

On apprendra dans ce sillage que le wali avait pour sa part sommé la commune d'honorer la dette en question, mais la facture impayée contraint la Sonelgaz de recourir à la sanction, la coupure du courant électrique.

«Et ne croyez surtout pas que la commune a gagné son procès contre la SDE, car l'affaire a été jugée en référé, et le conflit dans le fond persistera toujours, tant que la facture des travaux reste impayée», relève le service de la communication de la SDE. Et l'hôtel de ville a carrément fermé ses portes dans l'après-midi d'hier, faute de ne pouvoir répondre à la moindre demande des citoyens. L'affaire prend des proportions d'ordre public.

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Alger : Rassemblement des habitants de la cité Sonelgaz en plein Ben Aknoun

SONELGAZ HONORE SES RETRAITES

Les retraités de la SONELGAZ n'ont pas perçus leurs compléménts de retraite correspondants aux mois de sep-oct- et nov 2013 à ce jour (15.03.2014).

Bien que minable complémént, il demeure qu'il est vital pour ces nombreux retraités qui ont un quotidien plus que difficile.

A quand la régularisation et la révision de ce complément fixe malgré les aléas de la vie.

Nos responsables ne semblent pas s'en soucier du tout de ceux qui les ont précéder et donner toutes leurs force et jeunesse à cette entreprise.

Un jour ils seront bien en retraite eux aussi

(un réglement de cette situation est prévue pour ce mois de mars 2014)

Alger : Les habitants de la cité Sonelgaz dénoncent M. Bouterfa (PDG de Sonelgaz)

LA BUREAUCRATIE GAGNE SONELGAZ

QUARTIERS ET RUES DANS LE NOIR

En raison des chutes de pluie qui se sont abattues ces der- nières semaines sur la capitale, l’éclairage public de nom- breuses rues et cités a été fortement perturbé. La cité El Mahdia, sise aux Vergers (Bir Mourad Raïs), est à titre d’exemple plon- gée dans le noir depuis plus de 14 jours par la faute du service dépannage Sonelgaz (SDA) qui ne répond ni aux sollicitations de l’entreprise ERMA, chargée de la maintenance de l’éclairage public, ni à celles des nombreux citoyens qui l’ont directement contactée à son bureau de la rue Belouizdad pour rétablir les phases défectueuses qui se trouvent à l’intérieur du transforma- teur auquel seuls les techniciens de la direction de distribution ont accès. Les techniciens de l’ERMA, qui connaissent bien le problème, nous signalent que les rues et quartiers de la capitale qui attendent le rétablissement de l’électricité par la société sont nombreux. Pour avoir nous-mêmes subi le désagrément, nous pouvons témoigner que les numéros de téléphone (021 67 59 77 à 80) mis à la disposition des citoyens pour signaler les pannes sont dans la plupart du temps injoignables et quand on y parvient, c’est pour avoir des promesses non tenues. Pour en avoir le cœur net, nous suggérons aux hauts respon- sables de Sonelgaz de faire eux-mêmes l’expérience. Que se passe-t-il donc dans cette société qui nous avait habitués à davantage de célérité et de sérieux dans ses rela- tions avec ses clients. Selon des témoignages recueillis sur place, il semblerait que la paralysie du service dépannage serait due à une bureaucratisation excessive des ordres d’intervention décidés par un nouveau responsable. Le formalisme a de ce fait pris le dessus sur l’efficacité. La direction générale de Sonelgaz est-elle au courant de ces dysfonctionnements qui ternissent son image auprès du public ? Aussi, il serait sans doute temps de se ressaisir.

 N. G - el watan - 02.12.2013

Algérie: Les PDG et cadres de SONELGAZ inculpés

Une panne d’électricité qui a duré près de 20 heures

Une expertise de Sonelgaz ignorée

Par : Rubrique Radar (liberté du 17.11.2013)

Le service de chirurgie générale du CHU Abdennour-Saâdna de Sétif a été, mercredi dernier, paralysé suite à une panne d’électricité qui a duré près de 20 heures. Les trois blocs opératoires dudit service ainsi que la salle de radiologie et les différentes structures du service sont restés fermés et les malades ont souffert le martyr. La panne a semé la panique et les malades ont été renvoyés. Selon des informations en notre possession, une expertise de la Sonelgaz, datant de plusieurs mois, a montré que le réseau était défectueux. Cependant, aucune opération de réfection du réseau n’a été entreprise par les responsables de la structure qui tombe dans la décrépitude. Heureusement qu’aucun décès n’est à déplorer car quatre interventions de malades souffrant d’appendicite ont été reportées.

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Sonelgaz 1
 

L’entreprise Sonelgaz est au centre de tous les scandales. En plus des affaires de détournements et de blanchiment d’argent (la justice suisse enquête sur un de ses anciens PDG), à chaque fois le problème de la surfacturation est remis sur la table.

Les affaires liées à ce comportement de certains responsables de la Sonelgaz sont tellement multiples que la surfacturation paraîtrait presque pour une logique de gestion. Dans son édition du jour, le quotidien francophone El Watan a rapporté qu’une enquête dans ce sens vise l’agence d’Akbou dans la wilaya de Béjaia. Apparemment, la surfacturation, faite entre 2006 et 2009, a atteint les 50 millions de dinars (5 milliards de centimes).

La première affaire médiatisée liée à la surfacturation par la Sonelgaz remonte à 2009. Les responsables de l’entreprise se sont défendus à l’époque en évoquant de simples «erreurs». Mais la plus grosse affaire date de l’année dernière, lorsque la gendarmerie a enclenché une enquête à propos de la SDA (Société de distribution d’Alger), filiale de la Sonelgaz, où 75 directeurs, nouveaux et anciens, des différentes directions régionales et agences du centre du pays ont été impliqués. La surfacturation avait touchée des institutions telles que la police ou la gendarmerie. Les responsables concernés se disent toujours que ces deux institutions n’ont pas pour habitude de perdre leurs temps à vérifier les compteurs d’électricité de toutes leurs brigades et commissariats. Des dizaines de milliards ont été apparemment surfacturés.

Selon les premières informations, le système d‘octroi de prime pour les responsables de cette entreprise, instauré par sa direction, y est pour quelque choses. En effet, les directeurs touchent énormément d’argent, quelques centaines de millions parfois, à la fin de l’année, s’ils font «rentrer» beaucoup d’argent dans les caisses de Sonelgaz. Un processus censé encourager le recouvrement et le paiement des factures, sauf que, pour toucher les primes, les responsables en question se sont mis à surfacturer particuliers et entreprises. D’où la situation actuelle. En somme, d’une affaire à une autre, Sonelgaz évolue au gré des scandales.

 Elyas Nour (Algérie focus.com - 29.07.2013)



08-02-2010 - le temps d'algérie
L'AFFAIRE SERA PRÉSENTÉE AU PARQUET

DANS LES PROCHAINS JOURS

Un préjudice de 10 milliards DA dans les œuvres sociales de Sonelgaz

Sonelgaz est au cœur d'un nouveau scandale financier. Après celle de Sonatrach, voilà une autre affaire qui risque de faire couler beaucoup d'encre et de s'inscrire dans les annales de l'histoire de la justice algérienne.

L'affaire en question concerne dix-neuf cadres de la deuxième plus importante entreprise publique du domaine de l'énergie. Plusieurs griefs sont retenus contre ces cadres pour avoir fait plusieurs transactions douteuses depuis 2004. Les 19 responsables, dont six sont sous contrôle judiciaire, sont accusés de détournement de sommes importantes des œuvres sociales de l'entreprise.

Le préjudice est estimé à plus de 10 milliards de dinars. En plus de la passation de 12 marchés selon des procédures contraires à la réglementation, plusieurs autres lacunes ont été détectées dans la gestion des œuvres sociales de Sonelgaz. Les six mis en cause placés sous contrôle judiciaire sont

A. T., président du syndicat de l'entreprise, membre du comité de participation, SG de la fédération de l'énergie, SG de la mutuelle, et secrétaire national à la centrale syndicale chargé des conflits, D. A., directeur général des fonds des œuvres sociales et culturelles, et membre de l'APW de Bordj Bou Arréridj élu RND, M. A., ancien directeur des fonds des œuvres sociales et culturelles, actuel directeur de la filiale de Sonelgaz maintenance parc véhicules (MPV), A. N., membre du conseil d'administration des œuvres sociales, président de la commission des finances, et président du syndicat de SDA, I. F., président de la commission des marchés, chef de département de la région d'Alger, A. A. S.,

vice-président de la commission des marchés, chargé de l'infrastructure, sont accusés de «conclusion de marchés publics selon des procédures contraires à la législation en vigueur en vue d'attribution de privilèges non justifiés à de tierces parties, dilapidation de deniers publics, abus de postes, collecte de dons sans autorisation. Les autres personnes inculpées, dont F. N., membre du conseil d'administration, vice-président de la mutuelle des travailleurs de Sonelgaz et syndicaliste de l'unité de Belouizdad,

M. S., chef de division vacances, B. S., membre de la commission des marchés, Z. N., directeur des vacances, H. M. A., président de la commission d'attribution de l'aide sociale, B. A., médecin chef et membre de la commission des marchés, R. K., membre de la commission des marchés et responsable financier en fuite au Canada, sont accusés de participer à la conclusion de marchés douteux et à la dilapidation de l'argent public et trafic d'influence.

Les mêmes chefs d'inculpation sont retenus contre trois directeurs d'hôtels à Oran et Béjaïa, et agences de voyages privées à Annaba et Alger. L'enquête menée par les services de la division ouest de la sûreté de Châteauneuf a été entamée le 4 avril 2009 et a révélé d'importants dysfonctionnements et de détournements dans le service des œuvres sociales de Sonelgaz. La présentation des mis en cause devant le procureur de la République a été achevée par le placement de six d'entre eux sous contrôle judiciaire.

Six responsables sous contrôle judiciaire continuent de travailler
Des sources proches du dossier affirment que «malgré cette décision de justice, ces personnes continuent d'exercer leur fonction et leurs prérogatives le plus normalement du monde au sein de l'entreprise. Elles prennent des décisions et passent des marchés comme elles l'ont toujours fait dans la mesure où la direction générale de l'entreprise n'a jamais pris la décision de les suspendre en attendant que la justice tranche sur la question», précise-t-on.

Pis encore, nos sources précisent que «ces mêmes cadres ont exercé des pressions sur leurs collèges qui ont été appelés à témoigner dans cette affaire. Beaucoup d'entre elles ont été sanctionnées de façon illégale par des rétentions sur salaire et licenciements abusifs comme signe de vengeance pour avoir fourni des éléments d'information aux services chargés de l'enquête. A force d'intimidations quotidiennes, ces mêmes personnes ont été obligées de saisir la justice pour changer leurs propos», ajoute-t-on.

L'enquête a porté sur des marchés douteux signés par les personnes inculpées. Ils concernent, entres autres, des vacances payées avec prise en charge totale à de hauts responsables de l'entreprise et à leurs proches pour des budgets faramineux payés totalement par les œuvres sociales, des omras offertes en contrepartie de services rendus, des prises en charge non justifiées inscrites dans le cadre de l'aide sociale, de collecte d'argent en contrepartie de la permanisation des employés contractuels. Les cadres mis en cause ont bénéficié de plusieurs prises en charge pour des séjours touristiques dans plusieurs pays du monde.

Des voyages VIP sans payer un centime
En 2004, la commission d'évaluation des offres, dans son PV élaboré le 26 juin de cette même année, a validé des séjours familiaux en Tunisie pour cinq cadres, en l'occurrence M. A., B. S., B. A., K. R., D. K. Durant cette même année, des destinations prestigieuses ont été retenues pour passer des vacances en Turquie, à Istanbul, à Antalya et en Tunisie pour quatre familles. Le coût global de cette opération a été de l'ordre de

2 665 850 dinars dont
1 066 340 dinars comme charges supportées par le fonds des œuvres sociales et culturelles, même somme assurée par l'entreprise et 533 170 00 supportés par le bénéficiaire. En août 2005, une prise en charge de séjour en Tunisie a coûté
3 584 782 dinars dont
1 433 972,80 dinars supportés par les œuvres sociales et 716 956,40 dinars à la charge du bénéficiaire. Pour ces deux années, 34 personnes ont bénéficié de vacances dans les pays cités plus haut pour un montant de 6 671 932 dinars dont les bénéficiaires devaient assurer 1 334 386,40 dinars.

La même opération a été reconduite en 2006. Cinq cadres dirigeants de Sonelgaz ont bénéficié de séjours en Tunisie et au Maroc pour un montant global de 3 020 737 dinars. A titre d'exemple, selon la facture n°06-06 élaborée le 25 septembre 2006, le séjour de la famille de B. Z. a coûté 744 165 dinars dont 50% devaient être payés par l'intéressé. Dans une autre facture élaborée le 7 novembre 2006 par le directeur général du fonds des œuvres sociales et culturelles, il est précisé que le séjour de cette famille au Maroc a coûté 148 833 dinars. Il a été demandé au bénéficiaire de verser
74 416,50 dinars, soit 50%.

«Ce qui prouve que les factures sont élaborées après le retour de voyage en fonction des dépenses effectuées par les bénéficiaires», précise-t-on. «Ces sommes n'ont jamais été remboursées par les bénéficiaires. La partie que l'entreprise devait prendre en charge n'a jamais été versée comme prévu dans la mesure où ce type de dépenses ne devrait pas être assuré par Sonelgaz. Comme solution, les bénéficiaires de ces voyages VIP ont passé toutes ces dépenses sur le compte des œuvres sociales sans payer un seul sou», précisent nos sources.

«Même les gens qui ont versé ces sommes pour, soi-disant, rembourser une partie de la prise en charge ont vu leur chèque retourner pour motif de ‘‘surcharge''». L'autre exemple de mauvaise gestion et de transgression à la réglementation en vigueur concerne l'attribution des marchés. En effet, la commission d'évaluation des offres a attribué une prise en charge d'un séjour pour une famille d'un cadre en Tunisie, après lancement d'appel d'offres, à une agence de voyages qui a proposé une somme de 30 900 dinars alors qu'une deuxième agence avait évalué cette même prise en charge à 26 900 dinars. «La loi prévoit l'octroi de marchés au moins disant.

Avoir un poste de permanent pour 5000 DA
Dans ce cas de figure, l'offre a été jugée moins intéressante car l'agence retenue a accompagné tous ces cadres et leurs familles dans tous les voyages qu'ils ont effectués à l'étranger en leur assurant plusieurs autres facilitations. «L'enquête a relevé des prises en charge pour plusieurs personnes étrangères et une collecte d'argent illicitement.» Beaucoup de contractuels ont été sommés de payer une somme de 5000 dinars en contrepartie de leur permanisation.

Cela a été le cas également pour l'achat de cadeaux à des cadres supérieurs de l'entreprise. Plusieurs syndicalistes ont été appelés à contribuer à hauteur de 3000 dinars pour le payement d'un écran plasma au PDG. L'achat de la première voiture de l'un de ces cadres inculpés a été fait grâce à la cotisation des travailleurs», révèle-on. L'enquête menée par les services de sécurité a dévoilé d'autres pratiques et anomalies encore plus scandaleuses. Les membres de la commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres ont délibéré sur une offre dont l'objet s'intitule «Mechoui tournoi national».

Un mechoui à 33 millions de centimes
La commission a retenu l'offre d'un soumissionnaire qui a proposé de fournir «un mechoui à 335 200 dinars TTC pour quarante tables de 12 personnes». La même commission a jugé l'offre «la moins disante, sous réserve de fournir le miel et le raisin sec avec le couscous», lit-on dans le PV de la commission. L'enquête a révélé également l'organisation de omras à titre gracieux pour plusieurs cadres et proches. «Dans cette entreprise, la omra est devenue une forme de corruption pour récompenser les services rendus. Plusieurs personnes, en plus de tous les membres du conseil d'administration, ont bénéficié de cette offre.»

On relève également l'organisation d'un voyage au profit des enfants des cadres de Sonelgaz dans une crèche à El Kala. «La crèche a été louée gratuitement grâce à un lien de parenté entre un cadre de Sonelgaz et un du ministère de la Pêche. Mais la prise en charge a été estimée à 3,6 milliards. Dans le chapitre de l'action sociale, Sonelgaz a décliné une prise en charge au profit d'un fonctionnaire victime d'un accident de travail sous prétexte que «la société ne peut pas payer. On retrouve ensuite une facture de 1,182 milliard de dinars pour une opération de la prostate pour le conseillé du directeur général de l'entreprise, pour qui un avion spécial a été mobilisé pour le transporter».

Le ministre, son SG et le DG de Sonelgaz informés
Il a été souvent constaté dans ce genre de scandales que les premiers responsables des secteurs affirment qu'ils n'étaient pas informés de ces magouilles et malversations. Ce n'est pas le cas de Sonelgaz dont les responsables ont été destinataires de courriers adressés à
M. Bouterfa à travers un huissier de justice. Une lettre et un dossier ficelé sur cette affaire ont été adressés en 2007 à Abbas Fayçal, secrétaire général au ministère de l'Energie et des Mines.

«Ce dernier a dépêché un audit interne après avoir muté la personne dépositaire de cette plainte. Cet audit n'a rien confirmé car il a été détourné de ses objectifs.» Chakib Khelil a été, lui aussi, tenu au courant de tout ce qui se passait dans ce service. Une lettre en date du 28 janvier 2010, après une première transmise le 18 avril 2009, a été écrite par le délégué du personnel dans laquelle il est revenu sur toutes les malversations constatées. «Encouragé par votre position dans le dossier de Sonatrach, j'ai l'honneur de venir par la présente porter à votre connaissance les faits suivants : j'ai rencontré

T. A., SG de la fédération de l'énergie, à qui j'ai dit pourquoi tu acceptes que l'argent du FOSC soit mal dépensé et que certains cadres dirigeants bénéficient d'avantages faramineux du FOSC pendant que d'autres ayants-droit n'arrivent pas à avoir le minimum. J'ai en ma possession des factures que je compte envoyer à Monsieur le ministre», lit-on dans la lettre. «Sa réponse à ma question m'a sidéré ! Tu penses qu'il ne sont pas au courant de ce qui se passe au FOSC.

Le dossier est entre les mains du SG du ministère. Qu'est-ce qu'il a fait ? Je t'informe qu'il a bénéficié de deux logements Sonelgaz à Ben Aknoun», lit-on plus loin.» C'est troublant surtout que la Sonelgaz n'a pris aucune mesure conservatoire pour se protéger. Les responsables poursuivis en justice pour dilapidation de deniers publics dans ce dossier continuent de gérer l'argent public et signer des marchés. «Sonelgaz ne s'est pas portée partie civile», est-il ajouté dans la lettre. Sur ce dernier point, Sonelgaz ne s'est pas constituée partie civile pour protéger les biens de l'entreprise publique et n'a pas déposé plainte contre les accusés.

«On pense que l'enquête judiciaire ne peut être déclenchée qu'après dépôt de plainte alors que dans la loi contre la corruption, l'enquête peut être menée sur une simple discussion que le juge d'instruction entend», précisent nos sources. C'est encore fois le délégué du personnel, M. Bouaza, qui s'est constitué partie civile. La demande de ce dernier a été difficilement acceptée.

«A chaque problème ou détournement, l'entreprise a toujours saisi la justice pour déposer plainte. Cela a été le cas, entre autres, pour quatre caissiers dont le dernier, dépressif, contre qui la justice a requis quatre ans de prison pour vol de 40 millions. Mais ça n'a pas été le cas cette fois-ci.»

Il est à noter que trois expertises ont été dépêchées pour enquêter sur cette affaire. Les deux premières n'ont rien démontré dans la mesure où les enquêtes se sont déroulées en présence des inculpés qui fournissaient les informations et les dossiers. La troisième a donné des résultats contraires puisque les enquêteurs se sont basés sur le travail élaboré par les éléments de la Sûreté nationale. La gestion douteuse des œuvres sociales et culturelles de Sonelgaz n'est que l'arbre qui cache la forêt. D'autres scandales, dont l'ampleur est plus importante, risquent d'éclater dans les prochains jours.
Affaire à suivre.

 

22-02-2010 - le temps d'algérie
DISTRIBUTION DE L'ÉLECTRICITÉ ET DU GAZ

La concession pourrait être ouverte au privé

La concession pour la distribution de l'électricité et du gaz sera éventuellement ouverte au privé dans cinq ans, une fois l'échéance assignée aux sociétés de distribution d'énergie, filiales de Sonelgaz, arrive à terme. C'est ce qu'a déclaré le président de la commission de régulation électricité et gaz (Creg), Nadjib Otmane.
Dans le cas où les sociétés de distribution d'énergie, filiales de Sonelgaz, auraient des problèmes à atteindre leurs objectifs d'ici 2014, la concession sera ouverte au privé algérien avec le respect de la procédure réglementaire mise en place, a expliqué M.

Otmane, en signalant que la loi permet d'ouvrir le champ aux concessionnaires privés. Toutefois, les premiers bilans tomberont vers 2012. Donc, à partir de là, une meilleure visibilité sur la concession en matière de distribution sera perçue et de là la possibilité d'ouvrir le secteur serait envisageable.

C'est en marge de la cérémonie de notification des plans quinquennaux d'engagements d'amélioration de la performance de la société de distribution de l'est (SDE) et de celle de l'ouest (SDO) que c'est exprimé le président de la Creg.

La distribution de l'électricité et du gaz est assurée aujourd'hui par 58 concessions pour l'électricité et 58 autres pour le gaz à travers le territoire national, dans le cadre de la loi 02-01 du 5 février 2002 qui organise les activités de distribution de l'énergie électrique et gazière.

Les filiales de Sonelgaz sont considérées en tant que propriétaires des réseaux alors que le décret 08-114 du 9 avril 2008 fixe les modalités d'attribution et de retrait des concessions.

Il faut savoir qu'un décret exécutif qui fixe les règles économiques pour les droits de raccordement aux réseaux et celui portant sur les règles techniques de conception, d'exploitation et d'entretien des réseaux d'énergie verront le jour bientôt, a tenu à souligner de son côté le ministre de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil, présent à cette rencontre.

L'objectif est de satisfaire les demandes d'alimentation des clients avec le défi d'une meilleure qualité de service, aux normes internationales de maîtrise des délais de prestation des coûts et de perte d'énergie.

Le ministre a appelé les agents en charge de la distribution de «lutter contre le piratage et le vandalisme qui coûtent cher à l'entreprise».

Les cadres du secteur ont relevé une «situation préoccupante» en raison des accidents domestiques dus au gaz et l'électrocution, avec 175 décès en 2009.

Une concurrence saine
Lors de la cérémonie de notification des plans quinquennaux d'engagements d'amélioration de la performance de la SDA et de la SDC pour la même période (2010-2014), il a été annoncé que bientôt la concession sera effective aux producteurs d'électricité pour asseoir une concurrence.

Sonelgaz compte quatre filiales de distribution d'énergie. Il s'agit de la société de distribution d'Alger (SDA avec 6 concessions d'électricité et 6 autres pour le gaz), de la société de distribution du centre (SDC avec 13 concessions électricité et 13 autres pour le gaz), la société de distribution est (SDE avec 19 concessions pour chacune des deux énergies) ainsi que de la société de distribution ouest (SDO avec 20 concessions pour chaque énergie).

 

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Commentaires (5)

1. kako 06/03/2014

De source bien informée, Le 11 Février 2014 au environ de 9 heure du Matin, Deux Agents de la sonelgaz D’Akbou ont été pris on flagrant délit par le Procureur du Tribunal de Sidi-Aich (w) de Bejaia) établie a l’ancien tribunal D’Akbou, pour motif : Changement du compteur d’électricité. D’âpres les informations récoltées, s’agit plus de 100.000 kw/H d’index surfacture paraport A l’index réel.
Le procureur qui est très connu pour sa rigueur et sa prévoyance à remarque que ce changement est étrange, a décide de saisir le Compteur dépose pour le présente au service de sécurité pour Complètement de preuve.
D’âpres les dires, Le montant Exacte quelle doit déboursée la trésorerie de la justice, Pour le payement des factures d’électricité de ce compteur depuis 2007 au jour de sa dépose est : 54.337,50 dinars au lieu de 515.852,79 dinars.
D’âpres des sources viables, toutes les institutions de L’état de la wilaya de Bejaia Leurs factures d’électricité sont surfacturées.

2. il faut suivre l'affaire jusqu'au 'aboutissement de vérité ses accusés sont encore en liberté et ils 29/08/2011

water gate à sonelgaz suivez l'affaire

3. milano 27/03/2011

je ne sais pas si vous avez d'autres scandales a sonelgaz pour les publies sur facebook car il ya une discussion sérieuse pour faire un changement surtout
syndicat ugta (les voleurs).l'adresse sonelgaz-révolution ou sonelgaz-changement.

4. milano 27/03/2011

je ne sais pas pourquoi la justice en algerie n'arrive pas a incarcérer ces voleurs (telli et son entourages)
il ya un mouvement de protestations sur facebook èspirant aux travailleurs la victoire de ces voleurs

5. JEHA 18/03/2011

On vous remercie de cette information et pourquoi pas retirer la gestion du fosc de mains de ces escros.
UN SUJET A REVOIR LORS DE LA CREATION D'UN SYNDICAT LIBRE.
VIVE LA LIBERTE -ABAT LES ESCROS-
LE JOUR VIENDRA MEME SI ON ETOFFE CETTE AFFAIRE.

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Date de dernière mise à jour : 20/01/2015

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